L'amour débarque comme à l'improviste, comme par effraction.
Un instant, et plus rien n'existe. soudain tout est hors temps, hors norme. Soudain, la vie ne fait plus peur.
Soudain on a le coeur en flammes, la tête à l'envers, un vide au creux du ventre. On vit en apesanteur, on a le coeur qui tremble, les idées upside down.
Soudain vous avez du sang neuf, un coeur nouveau, les idées plus très claires. Vous ne respirez plus que par lui, parce qu'il vous a délivré de vous.
Vous avez faim de sa peau, de ses lèvres, de l'odeur de ses cheveux. Désormais, c'est lui qui a les clés.
De la porte du Paradis. De celle des Enfers.
Sans lui vous n'êtes qu'attente. Parce qu'il vous fait vivre vite, parce qu'il vous fait vivre fort. Vous vous enivrez de cette complémentarité qui devient dépendance. Car au fond, vous n'avez toujours voulu que ça : les effusions du coeur, les effusions du sang.
Dehors c'est le chaos, le froid, les lettes à l'anthrax, l'invasion de l'Afghanistan, Daniel Pearl qu'on décapite. Mais vous ne vivez plus dans ce monde. Vous avez créé votre propre sanctuaire, un royaume doullet qui ne compte que deux habitants.
Dans nos nuit américaines, tout est partage et abandon. Ma tête posée sur son épaule. Nos cheveux emmêlés. La musique sourde du sang dans ses veines. Les cognements de son coeur qui se mélangent aux miens.
Deux jours et il reprend son avion. Je l'accompagne à l'aéroport. A chaque fois la même question : où trouver la force d'attendre quinze jours avant de le revoir ?
Dans le métro qui me ramène à Manhattan, le goût de sa bouche sur mes lèvres. Dans le livre qu'il m'a offert, une phrase soulignée qui me fait sourire : Est-ce l'amour qui rend idiot, ou n'y a-t-il que les crétins pour tomber amoureux ?
Chaque fois que je le quitte, un vide, comme une morsure. La tristesse de Roissy. La douche glacée de la vraie vie qui reprend le dessus.
Le soir, seule dans mon lit, je déploie un écran gigantesque. Dans ce cinéma de mes rêves où je suis la seule spectatrice, je me proette à l'infini la scène de nos retrouvailles.
A l'aéroport, je le regarde courir vers moi. Dans mon organisme, un big-bang biologique, un cocktail hormonal de phéromones et d'adrénaline qui se déchainent. C'est ce que j'ai vécu de mieux dans ma vie. Mieux que ce que je vivrai jamais. Mieux qu'un concert de Mozart où je serais au premer rang.
( ... )
Un instant, et plus rien n'existe. soudain tout est hors temps, hors norme. Soudain, la vie ne fait plus peur.
Soudain on a le coeur en flammes, la tête à l'envers, un vide au creux du ventre. On vit en apesanteur, on a le coeur qui tremble, les idées upside down.
Soudain vous avez du sang neuf, un coeur nouveau, les idées plus très claires. Vous ne respirez plus que par lui, parce qu'il vous a délivré de vous.
Vous avez faim de sa peau, de ses lèvres, de l'odeur de ses cheveux. Désormais, c'est lui qui a les clés.
De la porte du Paradis. De celle des Enfers.
Sans lui vous n'êtes qu'attente. Parce qu'il vous fait vivre vite, parce qu'il vous fait vivre fort. Vous vous enivrez de cette complémentarité qui devient dépendance. Car au fond, vous n'avez toujours voulu que ça : les effusions du coeur, les effusions du sang.
Dehors c'est le chaos, le froid, les lettes à l'anthrax, l'invasion de l'Afghanistan, Daniel Pearl qu'on décapite. Mais vous ne vivez plus dans ce monde. Vous avez créé votre propre sanctuaire, un royaume doullet qui ne compte que deux habitants.
Dans nos nuit américaines, tout est partage et abandon. Ma tête posée sur son épaule. Nos cheveux emmêlés. La musique sourde du sang dans ses veines. Les cognements de son coeur qui se mélangent aux miens.
Deux jours et il reprend son avion. Je l'accompagne à l'aéroport. A chaque fois la même question : où trouver la force d'attendre quinze jours avant de le revoir ?
Dans le métro qui me ramène à Manhattan, le goût de sa bouche sur mes lèvres. Dans le livre qu'il m'a offert, une phrase soulignée qui me fait sourire : Est-ce l'amour qui rend idiot, ou n'y a-t-il que les crétins pour tomber amoureux ?
Chaque fois que je le quitte, un vide, comme une morsure. La tristesse de Roissy. La douche glacée de la vraie vie qui reprend le dessus.
Le soir, seule dans mon lit, je déploie un écran gigantesque. Dans ce cinéma de mes rêves où je suis la seule spectatrice, je me proette à l'infini la scène de nos retrouvailles.
A l'aéroport, je le regarde courir vers moi. Dans mon organisme, un big-bang biologique, un cocktail hormonal de phéromones et d'adrénaline qui se déchainent. C'est ce que j'ai vécu de mieux dans ma vie. Mieux que ce que je vivrai jamais. Mieux qu'un concert de Mozart où je serais au premer rang.
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Je reviens te chercher, Guillaume Musso.